Depuis que le TGV existe, j’ai toujours été intrigué par cette nouvelle façon de se rendre au travail. Vous pouvez habiter dans une agglomération ou une campagne verte et vous travaillez tout les jours à plus de 100 km de là.

Dès le début de l’existence du TGV, la SNCF a proposé un abonnement économique pour ce type d’usage.

L’abonnement en TGV, appelé « Mon forfait annuel », se situe dans les 500 à 600 € par mois pour 450 réservations incluses par an, donc 225 aller-retour sur une route définie d’avance. Il est possible d’ajouter des trajets supplémentaires à raison de 1,50 € par aller une fois le quota épuisé. (Une bonne affaire en somme.) Si vous êtes ‘jeune’, c’est-à-dire moins de 28 ans, vous pouvez avoir le forfait TGVmax qui ne vous limite pas à une seule ligne.

Autrement dit, c’est plus abordable que de payer un pied à terre sur place avec tous les frais fixes et impôts associés en ne rentrant chez soi que le weekend. Si on trouve un emploi loin de chez soi avec la possibilité du TGV, c’est un choix entre temps de transport et temps dans sa tribu, car partir à 6h le matin et rentrer à 20h le soir, ce n’est pas donné à tout le monde.

Je n’ai pas la patience pour effectuer autant de temps de trajet quotidien, alors j’ai plutôt opté pour habiter proche de mon lieu de travail, mais éloigné de mes proches. Ainsi, je me rend régulièrement sur Lyon juste pour y passer une soirée, un TGViste occasionnel en soi. 🙂

Une fois par semaine, j’attrape un train pour passer une soirée. Parfois, la différence de températures en 2 heures de train est très sensible. Un beau soleil au départ du Sud et un froid glacial à l’arrivée.

Le trajet se décompose ainsi avec un départ à 18h le soir, arrivée à 20h et un retour à 7h pour un débarquement à 9h.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des trajets TGV. Mais voila qu’une tuile énorme s’abat, le 9 décembre 2017, date du nouveau service annuel, le TGV 5186 disparaît des rails. Qu’est-ce qu’il reste ? 16h57 ou 20h06. Autrement dit, peu de choix.

Je fini par me rabattre sur le 20h06, cela donne une soirée beaucoup plus courte mais je reste capable de monter à Lyon en semaine avec mon abonnement. En décembre 2019, un TGV en provenance de Toulouse et à destination de Lyon voit son horaire modifié : C’est le retour du train de 18h.

Les nuits sont courtes quand vous vivez à ce rythme. Mais par habitude, la fatigue ne se fait plus sentir, et il est toujours possible de faire un petit somme le matin dans le train avant d’arriver, ou de profiter du lever de soleil lors de la descente à toute vitesse dans la Vallée du Rhône, boire un café en voiture bar, ou encore commencer à travailler sa journée avec le Wifi à bord.

En contrepartie, on devient énormément bloqué lorsqu’un problème survient. Les retards de quelques minutes ne sont pas dérangeants mais lorsqu’une suite d’incidents vous fait arriver à 1h du matin, la soirée s’est alors résumée à gober un repas et se coucher énervé. Mais il faut rester pragmatique, ce genre d’incident reste rare.

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