Nouvelle section sur le blog, les Aventures de Nounours. Dans cette partie, je vous raconte diverses anecdotes de voyage et d’expériences vécues. J’espère que cela vous plaira autant que j’aime les écrire. 😀

Parfois, pour se déplacer, la simplicité n’est pas possible, même quand on est proche d’une gare qualifiée de « Grande Ligne » comme Lons-le-Saunier. Cependant, comment se débrouiller quand à l’aller, l’horaire ne convient pas ?

Dans mon cas, le départ du train à 16h était trop tôt pour mon planning, ni du goût de mon employeur. Seulement le train suivant ne me permettait pas d’atteindre ma destination, une fois arrivé à Lyon, aucune combinaison de train ne me permettait d’arriver où je le souhaitais.

J’avais donc regardé d’un œil averti le co-voiturage, mais le trajet me semblait beaucoup trop long, et était plus cher que ce que je pourrais payer en train. (Non, je ne mens pas. 😉 )

Entreprendre le voyage le samedi matin ne m’enjouait, j’étais sur le point de renoncer. Par dépit, j’ouvre une carte sur mon ordinateur et une idée me traverse l’esprit. Je me mis à suivre l’autoroute et à trouver les gares à proximité des sorties d’autoroutes. Je fini par tomber sur le Graal : Pont-D’Ain ! Petite gare en bord d’autoroute accueillant quelques TER quotidiens. 🙂

Je trouve facilement un trajet depuis Pont-D’Ain jusqu’à Montpellier, mais je joue alors un coup de poker car je dois changer à Amberieu en 9 minutes pour autre TER. Je décide de tenter malgré tout. 😐

Le jour arrive et je rencontre d’autre co-voitureurs, l’ambiance est très bonne et très vite, la sortie d’autoroute arrive et je descend. Mes pieds me portent lentement vers la gare à peine visible dans la nuit. J’avais tellement pris de marge que j’avais presque une heure à attendre avant mon premier train. Coup de chance, il faisait une température encore très douce pour un mois de novembre.

On ne va pas se mentir, se distraire dans une petite gare, ce n’est pas facile. L’ère des smartphones permet d’atténuer ce temps avec une panoplie d’applications passe-temps qu’on ne présente plus. Après plusieurs parties de jeu, des vidéos variées et une pointe de productivité sur un tableur, un train arrive dans le sens opposé à mon objectif, je regarde une poignée de personne en descendre avant de continuer à patienter.

Toujours absorbé par l’écran de mon téléphone, je distingue un bruit étrange dans la nuit. J’enlève alors mes écouteurs et écoute attentivement les alentours. Au loin, j’entends retentir un klaxon, c’est mon TER qui annonce son arrivée, enfin ! Je grimpe à son bord, suivi d’un contrôle en règle tout en patientant l’arrivée.

Le trajet s’effectue dans un stress assez important, le train a 5 minutes de retard quand ma « marge » de correspondance n’est que de 9 minutes. Mais, par chance, le second train est sur le quai opposé à celui de mon arrivée. Au pas de course, je saute à l’intérieur, les portes se refermant quasiment derrière moi.

J’arrive à Lyon à l’heure, peu de personnes descendent de ce train. La Part-Dieu, comme à son habitude, grouille de monde pour un vendredi soir. Rapidement, je consulte l’affichage et me dirige vers la voie de mon prochain train. L’annonce sonore pour mon train retenti, je n’ai même pas à patienter. Je grimpe dans le TGV qui arrive en gare après avoir laissé descendre une foule. Deux heures plus tard, après ce périple, je pose le pied à la gare de Montpellier pour un weekend bien mérité.

En conclusion, je n’ai jamais retenté le voyage de cette manière. La combinaison des moyens de transport me semblait une bonne idée, mais trop d’incertitude plane sur la faisabilité du voyage. Les voyages qui ont suivi, j’ai pu négocier afin de prendre le train de 16h et arriver beaucoup plus sereinement à destination. 🙂

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