Tout a commencé par une bête idée, quel tourisme est-il possible de réaliser en train en un weekend ? Une simple recherche et quelques connaissances m’ont donné la réponse. Ainsi je décide, armé de mon abonnement TGVmax de fouler la capitale. Mais la tâche s’avère plus ardue que prévue. Le tarif des hôtels est inaccessible à mon budget. Partir le samedi matin ne me convient pas vraiment car je ne me vois pas d’attaque à prendre un train à l’aube. Quelles solutions me restent-elles à part l’abandon et la résignation ?

Alors que je pensais renoncer, on fini par me rappeler d’un atout de taille sur mon périple : le train de nuit Briançon – Paris ! Un montage de billets TGV et TER plus tard avec un soupçon de chance et j’obtiens la possibilité de monter à Paris en couchette pour une poignée d’euros. 🙂

Le jour venu, un vendredi, mon sac à dos est prêt. Je monte dans mon premier TGV, à destination de Paris (Quelle ironie ! 😀 ). Avec un peu de retard, je débarque sur le quai de Valence TGV et prend place dans le TER à destination de Briançon, cependant je m’arrête dans la commune de Die.

En prenant le trajet, j’avais peur de me retrouver dans la nuit et le froid à attendre le train. Une fois à Die, j’ai du attendre un peu plus de 2 heures. Mais c’était le choix que j’avais fait entre payer l’hôtel ou patienter dans une gare. Finalement, la gare était ouverte et chauffée jusqu’au départ du train de nuit. Le temps est passé plutôt vite malgré tout et je fini par prendre place dans ma couchette avec petit ourson à coté de moi.

La nuit se passe sans souci même si je suis quand même réveillé plusieurs fois à cause des mouvements du train. L’aube arrive vite et une annonce sonore me sort de mon sommeil, nous arrivons à Paris dans peu de temps. Je rassemble mes affaires et me rafraichi dans les toilettes avec un peu d’eau. Le train fini par s’arrêter dans la gare de Paris Austerlitz à l’heure prévue.

Mon premier réflexe est de me diriger voir la tour Eiffel. Je paye un ticket Mobilis et j’emprunte le trajet pour le Champ de Mars. Je trouve une marchande ambulante qui me propose un petit déjeuner que je prends le temps de savourer dans cet espace unique. Il y a quelque-chose de magnifique à voir la Dame de Fer s’éveiller dans la dorure de l’aube.

Après une demi-heure d’observation, je me dirige alors vers l’Arc de Triomphe. Enfin, je crois me diriger dans la bonne direction, et je fini par me perdre plusieurs fois dans le labyrinthe des transports en commun. Je peine une bonne heure à trouver le chemin des Champs Élysées pour les remonter. Grosse déception cependant, tout est en travaux et je ne retrouve pas la magie de la « plus belle avenue du monde ». Je fini tout de même par m’émerveiller devant l’Arc de Triomphe.

Ma prochaine destination est la cathédrale Notre-Dame. J’y arrive facilement, mais je ne peux y entrer. Une célébration semble être en train de s’y dérouler, c’est dommage pour moi ! Ma consolation est de taille, j’ai pu écouter un long concert de cloches devant le bâtiment. 🙂

Quelle est la plus grande erreur que vous pouvez faire à Paris ? Je vous la donne en mille : Monter et descendre du Sacré-Coeur à pied. En redescendant, je fini par tomber par hasard sur un espace « détente » / « travail » après une entrée de RER. Devant mon manque d’habitude d’exercice physique, je suis resté assis près de deux heures à attendre que mes jambes daignent reprendre du service.

La soirée s’est finie dans une note amicale avec une invitation au restaurant d’une connaissance, quelques difficultés dans la navigation des transiliens m’ont légèrement retardé.

J’embarque alors dans le train de nuit à direction de Cerbère. J’ai dans l’idée de m’occuper le dimanche au bord de la méditerranée avant de repartir à la maison. Mais comme vous avez lu plus haut, mes jambes n’étaient plus d’attaque à endurer une journée supplémentaire dans cette état.

Le lendemain matin, je suis réveillé à 6 heures, le train est arrivé à Toulouse. Nous repartons alors
avec quelques minutes de retard. Je commence à trouver un moyen de rentrer à la maison en combinant les arrêts du train. En quelques minutes, je retrouve un billet pour ma destination à Perpignan. Je ne descendrais donc pas à Cerbère mais bien avant.

Un peu d’attente à Perpignan et un train m’emmène à mon point de départ. Quand j’arrive à la maison, je pose mon sac, m’assoit quelques instants sur le canapé avant de m’allonger pour une sieste. Nous sommes en début d’après-midi lorsque je ferme les yeux.

J’ouvre à nouveau les yeux, la nuit est tombée. Mon dimanche après-midi est passé aux oubliettes mais cette aventure valait absolument le coup. 😀

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le site utilise Google Analytics pour la collecte anonyme et le calcul de statistiques de visites.
Je suis d'accord. Je refuse.